Je fais suite à l'initiative originale de Transnets et publiant
quelques idées que mon inspirées le livre.
Ce livre est une mine d'information, on ne compte plus les décryptages de
concepts et les liens et les qui permettent de comprendre l'Internet du moment.
D'où la grande difficulté de le commenter. Je vais donc me limiter certains
éléments traités dans le livre.
Le Web 2.0. Je suis également assez circonspect sur cette expression.
Internet est depuis toujours participatif. Depuis longtemps les newsgroups sont
remplis par les utilisateurs. L'IRC, ancienne application, suppose par nature l'action des
utilisateurs. C'est pareil pour le P2P qui n'a pas attendu le Web 2.0 pour
connecter les internautes. A mon avis ce qui a changé et qui a été nommé Web
2.0, ce n'est pas la participation des internautes mais sa massification et sa
facilité.
Les webacteurs. Ce mot sous-entend l'action des utilisateurs uniquement au
niveau du web ce qui est à mon avis un peu limitatif. En effet, les
utilisateurs d'Internet n'agissent pas seulement sur le web mais plus
généralement sur le net (le meilleur exemple hors web est le P2P). C'est
pourquoi je préfère le terme netacteur qui englobe tout Internet et a peut-être
une plus grande pérennité dans le temps. Car si on peut-être certain que le net
est encore là pour longtemps, on ne sais pas si le web sera toujours
l'application principale dans les années à venir.
L'alchimie des multitudes. J'aime beaucoup cette expression, car elle ne dit
rien du résultat que les multitudes vont produire. Du bon, du mauvais ou même
du rien. Car si on imagine bien les aspects positifs ou négatifs, il ne faut
pas oublier la possibilité (faible mais qui existe) que nous en resterons là.
Dans cette hypothèse, la société ne serait pas beaucoup changé par rapport à
son organisation actuelle.
Autour de la dynamique relationnelle, développée notamment à la page 36. je
pense que les moteurs de recherches du même type que Google sont un cas à part
au sein de cette dynamique. A l'inverse des autres sites ils profitent de cette
dynamique indirectement. Par exemple, lorsque les internautes ajoutent des
liens dans un commentaire sur un blog, ils ont bien conscience de rajouter du
contenu (idem lorsqu'on met à jour Wikipedia) mais ne se disent pas "je vais
améliorer la qualité des recherches de Google". Je crois qu'il y a deux façon
d'utiliser cette dynamique, une manuelle (gestion par mots-clés comme dans
delicious) et une autre
automatique où ce sont les algorithmes qui parcourent les pages.
Crowdsourcing : un exemple récent est le concours d'applications lancé
par Apple pour l'iPhone2. Apple promeut sa plateforme grâce au travail de gens
externes à l'entreprise.
L'entreprise liquide : peu à peu les entreprises s'ouvrent. Je pense
qu'un bon exemple est Reuters Messaging) qui est un outil de chat réservé au monde
financier. On a une certaine ouverture sur l'extérieur (clients,
contreparties...) et une garantie de contrôle car les utilisateurs du système
doivent être déclarés à Reuters.
Les médias : je ne suis pas journaliste ni grand connaisseur du domaine
mais je pense qu'on doit distinguer deux choses, l'information proprement dit
et le traitement de l'information. Par exemple, "François Miterrand est mort"
est l'information proprement dit et il y a après le traitement de cette
information avec toutes sorte de livres, dossiers dans les magazines, émissions
de télé, etc. Au niveau de l'Internet, on peut produire l'un et l'autre. Les
messages sur Twitter concernant le séisme en Chine montre que l'information
peut être produite de partout. Mais c'est n'est pas tous les jours que
l'actualité chinoise se déverse dans Twitter. Je pense donc que les agences du
type AFP ou Reuters survivront car elles produisent de l'information brute en
continue. C'est d'ailleurs elles que paient les portails du type Yahoo pour
remplir leurs pages actualité. En revanche, les médias qui traitent ces
informations sont beaucoup plus en danger, à eux de prouver leur meilleure
capacité à traiter cette information (valeur ajoutée ?), ce qui justifiera leur
rémunération. Ces médias sont par exemple en concurrence avec certains blogs.
Mais l'ensemble des blogs n'est pas exhaustif. Par exemple, les blogs MonPuteaux ou Asnierois offrent une richesse
d'informations plus importante que les pages locales du Parisien (sans parler
de l'aspect politique). En revanche il n'y a pas de blog de ce type à
Levallois-Perret où l'information reste traditionnelle (c'est le même problème
que dans Wikipedia, les sujets sont couverts de façon inégale alors qu'ils sont
de même importance). C'est peut-être la chance (provisoire ?) des médias
traditionnels.
J'aurais par ailleurs quelques remarques sur la forme (c'est plus facile
;-). Bien souvent les expressions anglaises ne sont pas traduites (cela
commence d'entrée avec "never mistake motion from action" que les moins
anglopiles auront du mal à traduire même avec l'aide de Google). J'ai aussi vu
les deux orthographes d'Internet coexister, avec ou sans majuscule. Pour ma
part je préfère avec majuscule car il n'y a en qu'un, un peu comme l'Etat
français.