Bribes de révolution numérique

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vendredi 29 janvier 2010

Twitter et les collectivités territoriales

Twitter a été le mot de l'année 2009, on pourrait donc penser qu'aujourd'hui, les collectivités territoriales françaises (qui ont au moins un site web par ailleurs), auraient réservés un compte Twitter à leur nom au moins pour éviter les squatteurs. Eh bien non !

Voici, au niveau départemental, quelques retardataires ou étourdis qui ont encore une chance (pour les autres ça risque d'être plus difficile...) :

A l'échelle inférieure, sur les 36 000 et quelques communes, il y a aussi de quoi faire...

Il y a par ailleurs la limite à 15 caractères pour les noms de compte, pour certains (Languedoc-Roussillon par exemple) il faudra donc se creuser les méninges pour une présence facilement identifiable sur Twitter...

dimanche 12 juillet 2009

Micro billet Wikipedia

Tout est .

mardi 31 mars 2009

Petit à petit, elle se poursuit

Quand je pense à elle, je pense à la révolution de l'Internet. Aujourd'hui j'ai vu que Microsoft arrête Encarta, je me demande à quand le suivant ? Au final, il est très possible qu'il ne reste plus que Wikipedia. Ce qui a des conséquences assez impressionnantes. En effet, Wikipedia deviendra (si ce n'est déjà le cas) un service public mondial, accessible à tous les surfeurs financé par aucun Etat et produit par les internautes pour les internautes (pour reprendre une formule facile). En France où cette notion est fortement liée à l'Etat cela me parait assez révolutionnaire. Par ailleurs se pose aussi la question de la pérennité du service, la fondation trouvera-t-elle toujours suffisamment de moyens pour accomplir sa mission ?

C'est marrant les coïncidences, le même jour Serge Soudoplatoff écrit un billet sur Wikipedia.

mercredi 18 mars 2009

Hors sujet : une webographie du territoire

Le récent rapport sur la réforme des collectivités locales me rappelle cette vielle collection (que j'ai un peu rafraîchi) de liens en rapport avec le territoire. On y part des régions pour aller vers les départements, les préfectures et les sous-préfectures, si si :-). Le but du jeu était de mettre un site sur chaque élément de la liste, indépendamment de son importance.Cette liste correspond à une page html liée avec une feuille de style que je n'ai pas fusionné avec celle du blog, l'affichage est donc un peu rugueux.
  1. Alsace ( Préf. | SP | W | CL )
  2. Aquitaine ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  3. Auvergne ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  4. Bourgogne ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  5. Bretagne ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  6. Centre ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  7. Champagne-Ardenne ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  8. Corse ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  9. Franche-Comté ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  10. Île-de-France ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  11. Languedoc-Rousillon ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  12. Limousin ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  13. Lorraine ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  14. Midi Pyrénées ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  15. Nord-pas-de-Calais ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  16. Basse-Normandie ( Préf. ; SP ; W ; CL ) SIG Basse-Normandie
  17. Haute-Normandie ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  18. Pays de la Loire ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  19. Picardie ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  20. Poitou-Charentes ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  21. Provence Alpes Côtes d'Azur ( Préf. ; SP ; W ; CL )
  22. Rhône-Alpes ( Préf. ; SP ; W ; CL ) DOM sur CL
  23. Guadeloupe ( Préf. ; SP ; W)
  24. Martinique ( Préf. ; SP ; W)
  25. Guyane ( Préf. ; SP ; W)
  26. Réunion ( Préf. ; SP ; W)
TOM sur CL TOM sur SP

dimanche 15 mars 2009

Wikipédia en livre et podcast

A force de saut de page en page, je me suis retrouvé sur cette page où l'on peut écouter le podcast (ici l'accès au mp3 est plus facile) d'une émission traitant d'un livre consacré à Wikipedia.

vendredi 27 février 2009

Black-out du Net en France

dimanche 22 février 2009

La semaine prise de net

Voici une semaine animée et agitée sur Internet à propos d'Internet...

Première partie, les droits d'auteur

Deuxième partie, le filtrage d'Internet

  • On connaissait déjà les listes noires
  • Voici venu le temps des listes blanches, on n'arrête pas le progrès
  • Réponse en deux temps sur le Standblog, et , les commentaires valent aussi le coup d'être lu
  • Voir aussi ce billet

Troisième partie, Facebook modifie ses conditions générales d'utilisation et revient en arrière le temps de trouver une meilleur formule. Cette rebellion bienvenue démontre une nouvelle fois le pouvoir que peuvent avoir les internautes.

Et un dernier pour la route, la fibre optique ne sert à rien, sauf à pirater. C'est m'sieur Billaut qui doit être content... PCInpact a lieu la brillante idée de lancer un Vivendithon pour aider ces braves gens.

dimanche 15 février 2009

Les métiers du futur

Internet, le web, les blogs, etc. Tout cela entraine l'apparition de nouveaux métiers, certains déjà bien identifiés, d'autres probables... A suivre.

Je pense que ça ne fait que commencer.

Mise à jour le 8 mars :

dimanche 8 février 2009

Place de la toile : Internet en Iran

Cette place de la toile est principalement consacrée à l'Iran, pays de près de 70 millions d'habitants dont 65% ont moins de 25 ans. Le pays compte un tiers d'internautes et environ 700 000 blogs. Le blogistan, comme est surnommée cette blogsphère iranienne, est un laboratoire démocratique. Conduira-t-il a une deuxième révolution ? Depuis 8 ans, cette société s'est connectée. En effet, depuis 2001 la langue perse est disponible sur le réseau et est la 10ème langue la plus utilisée sur le réseau. Le pouvoir s'est aussi mis à Internet, avec par exemple le blog de Mahmoud Ahmadinejad créé en 2006. Que peut faire ce pouvoir autoritaire face à l'expression multiple d'un partie de la population ?

Comment est connectée l'Iran ? Kavé Salamatian expose la difficulté de cette mesure sur Internet en général donc aussi en Iran. On a malgré tout deux sources de statistiques. La première est interne avec l'organisme iranien de statistiques qui sous estime les chiffres. La deuxième est externe et donne pour 2008 entre 20 et 21 millions d'internautes, soit à peu près un tiers de la population. L'usage d'Internet est très fréquent, pour les démarches administratives par exemple et des accès sont disponibles partout.

La journaliste Hamdam Mostafavi décrit les différents types de site que l'on trouve sur la toile iranienne. Journaux, webzines (qui ont peu de moyens et utilisent donc le web) et blogs parlent peu de politique vu que la prison attend les contestataires. Les thèmes s'orientent donc vers la poésie, la littérature, le cinéma, etc. Cela ressemble donc à ce qu'on trouve ailleurs sauf que le contexte donne un ton politique aux problèmes de la vie quotidienne. Les bloggeurs sont également des bloggeuses qui racontent leur vie sans être nécessairement militant. On trouve également des représentants du pouvoir sur la toile qui servent de contre feux comme le fait remarquer Thomas Baumgartner.

Est-il facile d'ouvrir un blog en Iran ? Oui, répond Karim Lahidji, on peut écrire ce qu'on veut, c'est après que les problèmes arrivent. La limitation du débit à 128 ko/s a plutôt pour but de décourager les internautes par la lenteur qu'autre chose. De toute façon cela ne pose pas de problèmes pour la consultation des blogs.

Kavé Salamatian explique que le pouvoir n'a pas les moyens de tout contrôler. Ainsi, on dénombre entre 20 et 30 millions de SMS envoyés entre 22h et 3h du matin. Le contrôle du réseau est très difficile et demande une infrastructure très importante ainsi que beaucoup de main d'œuvre. Ce qui se fait en Chine ne peut pas être reproduit facilement ailleurs, en l'occurrence en Iran. A un auditeur qui pose la question via Twitter, il répond que la Chine n'exporte pas sa technologie de filtrage.

Hamdam Mostafavi évoque le cas du bloggeur Hoder qui a lancé son blog Editor: myself en 2001 depuis le Canada. Il a été arrêté en novembre en retournant en Iran, depuis on est sans nouvelles de lui. Karim Lahidji donne aussi le cas de 4 journalistes bloggers qui ont été condamnés à deux ou trois ans de prison et des coups de fouets. Ils ont réussi à fuir mais ne peuvent pas rentrer car ils devraient purger leur peine. Le motif des condamnation est "Activité ou propagande contre la sûreté ou la sécurité de l'Etat". Cette définition vague ouvre la porte à l'arbitraire. Il faut bien avoir à l'esprit que règne en Iran une oligarchie cléricale. En plus des trois pouvoirs, il y a le guide suprême. Le président élu a plutôt le rôle du premier ministre chez nous. En Iran il n'y a pas de radio ou de télévision privée. Le guide contrôle la police et 6 mollahs ont le droit de véto sur les lois si jamais elles ne sont pas en conformité avec la charia. De même, le chef du pouvoir judiciaire est nommé par le guide, il s'agit donc d'une justice politique. La répression s'est aggravée ces dernières années. Par exemple, un projet de loi sur la presse proposé par Khatami a été refusé par le guide avant même son passage au parlement ou encore ce projet de loi de juillet 2008 qui condamne à la peine de mort les bloggeurs qui font la promotion de la corruption, de la pornographie ou de l'apostasie.

Les blogs sont une réponse à la chape institutionnelle précise Hamdam Mostafavi. En parallèle, l'aggravation de la répression vise à faire des exemples étant donné que le gouvernement ne peut pas tout contrôler. Les blogs de la diaspora ont évidemment une connotation plus politique que les blogs locaux. Malgré tout, les revendications juridico-sociales qui sont sanctionnées prennent un tour politique. C'est le cas de ces femmes fans de foot qui se sont organisées via Internet pour assister à un match de façon clandestine, la mixité étant interdite. De même, lorsque les journaux indépendants ont été fermés, Internet est devenu l'endroit possible d'expression.

Caroline Broué parle de schizophrénie sociale pour décrire cette société ou les gens utilisent différents masques en fonction des circonstances. Pour Kavé Salamatian c'est un jeu de rôle social où les iraniens s'adaptent. Le trafic sur les tchats, le volume des SMS ou encore l'activité sur les réseaux sociaux (à un moment les iraniens étaient la deuxième nationalité sur Orkut derrière les brésiliens) montrent qu'Internet permet de sortir de ces marques. On peut même y voir la vraie Iran, d'ailleurs les iraniens ont l'habitude d'être déconnectés de leur gouvernement. Les iraniens sont très éduqués, le nombre de gens qui ont fait des études supérieures est plus important que la sommes des autres pays du moyen orient et 65% des étudiants sont des étudiantes. Thomas Baumgartner souligne que l'Iran fabrique ses propres hackers. L'Iran exporte même ses hackers rebondit Kavé Salamatian qui donne l'exemple de sa promotion de 20 personnes dont 19 sont docteurs et 18 vivent à l'étranger.

Est-ce que la deuxième révolution viendra par le réseau ? Pour Karim Lahidji, les réfugiés et la nouvelle génération sur place se sont emparés du réseau et Internet pourrait être le vecteur d'une nouvelle expression. Hamdam Mostafavi nuance car les jeunes ne sont pas très intéressés par la politique. Kavé Salamatian décode que le mot même de révolution à une connotation négative en Iran. Mais oui pour Internet comme lieu d'expression et source des réformes ; ce qui fait peur au gouvernement. D'ailleurs le blog de Mahmoud Ahmadinejad n'est plus actualisé ce qui traduit une utilisation de communication politique à l'ancienne.

Pour terminer sur l'Iran, Thomas Baumgartner cite un extrait d'un ancien article du New-York Times : "L'introduction du télégraphe en Iran dans les premières années du vingtième siècle a contribué au déclenchement de la première révolution contre le régime despotique de la dynastie Kadjar, celle du téléphone et des cassettes dans les années soixante-dix a aidé l' ayatollah Khomeini a lancer se révolution contre le Shah, aujourd'hui le réseau Internet et la télévision par satellite son arrivés en Iran offrant de nouveaux appétits à la troisième génération d'iranien.

La deuxième partie de l'émission aborde le projet de loi Hadopi qui devrait bientôt être voté selon le souhait du président de la république. Philippe Aigrain dont le livre Internet & Création vient de sortir affirme que ce projet de loi n'est pas approprié au monde d'aujourd'hui. En effet l'écosystème de l'Internet ne peut pas être comparé au monde physique. Si l'on souhait reprendre ce modèle, ce ne pourrait être qu'au prix d'atteinte aux libertés massives. Il propose de mettre en place une contribution créative qui serait payée avec l'abonnement Internet. A la différence de la licence globale qui a échoué en 2005, elle serait obligatoire. Ce financement mutualisé d'un montant de 3 à 7 euros permet de passer d'un mode de téléchargement non autorisé à un partage qui au final conduit à un enrichissement de la culture.

dimanche 1 février 2009

Du nouveau pour les encyclopédies en ligne

Ça bouge un peu du côté des encyclopédie en ligne. Britanica devient un wiki modéré. Le britanique fait donc un pas vers le fonctionnement de Wikipedia. Ce dernier évoque la modération des articles. Du coup c'est Wikipedia qui fait un pas vers le fonctionnement de Britanica... Knol quant à lui suit son bonhomme de chemin mais ne convainc pas encore. Sera-t-il le prochain projet Google arrêté ?

Ces nouvelles vont dans le même sens, celui d'une alimentation directe par les internautes mais soumis à modération. Par ailleurs, au niveau des acteurs, je pense que seul Wikipedia restera, tellement l'idée de dupliquer ce service (que l'on pourrait qualifier de public) me parait inutile.

lundi 26 janvier 2009

Voleur peut-être mais sûrement clairvoyant

Dans ce livre écrit en 2002, Laurent Chemla faisait preuve d'une clairvoyance assez étonnante. Voici quelques extraits qui sont d'une troublante actualité...

Sur la musique en ligne et le téléchargement

Dans le chapite l'invention du téléporteur

Il leur sera nécessaire de réapprendre un métier de sélection, de classement et d'aide à la création pour offrir aux artistes et à leur public une valeur ajoutée qui ne dépendra plus de leur seule puissance commerciale.

Nous assistons peut-être à la fin des industries dont le seul rôle était de médiatiser un contenu sans autre talent que la puissance financière. Pour survivre, elles devront offrir bien davantage car dorénavant, avec l'Internet, l'auteur dispose de tous les moyens de sa propre médiatisation.

Dans le chapitre la fin des dinosaures

Affirmer que le piratage va empêcher toute création, c'est faire preuve, au choix, d'un grand humour ou d'une certaine malhonnêteté. Le MP3 n'est pas dangereux pour les artistes, en revanche l'Internet et la libre diffusion de la musique par ses créateurs sont une véritable menace pour l'industrie du disque.

Sur la dangerosité d'Internet

Dans le chapitre Liberté, égalité, responsabilité

Et d'ailleurs, les récents événements l'ont bien montré puisque, selon nos gouvernements et sans qu'aucune preuve n'en ait été fournie, c'est bien sur Internet qu'ont été préparés les attentats du 11 septembre 2001. On imagine mal, en effet, que de telles horreurs puissent se passer sans qu'il en soit la cause! Le téléphone, le fax, le papier, les cutters, les avions et les chaussures n'ayant eu aucune part dans ces opérations suicides, c'est évident

Pourtant, l'Internet a ceci de particulier que, lorsqu'on y constate un délit, on cherche systématiquement un intermédiaire technique capable d'y mettre fin, sans jugement, sans garantie des droits de celui ou celle que l'on souhaite faire taire.

Sur l'identité numérique

Les participants aux forums de discussion s'inquiètent souvent que, des années plus tard, n'importe qui et, notamment, des employeurs potentiels puissent retrouver la trace de leurs écrits. Cette inquiétude est légitime, même si une entreprise n'a légalement pas le droit de faire de discrimination à l'embauche en se fondant sur les opinions d'un candidat. Mais on n'empêche pas une infraction en refusant d'assumer ses responsabilités. Ce n'est pas parce que vous utiliserez un pseudonyme que vous combattrez le comportement de l'employeur qui fouille votre passé politique avant de signer votre contrat. Et je ne suis pas sûr que vous aimeriez travailler pour lui, même si vous vous êtes protégé contre une éventuelle discrimination. Il me semble au contraire que c'est en assumant vos propos que vous gagnerez le droit de vivre dans une société plus juste.

Assumer la responsabilité de ses opinions et éviter d'avoir à subir un préjudice illégal parce que l'on assume ses idées sont deux problèmes distincts. Si Renaud Camus (l'auteur de La Campagne de France dont certains passages antisémites ont déclenché une vive polémique au printemps 2000) venait un jour me demander de l'embaucher, je refuserais certainement d'accorder plus qu'un regard outragé à son curriculum vitae. Il ne fait aucun doute non plus que, assumant mes responsabilités, je lui dirai pourquoi je rejette sa candidature. Et il va de soi, qu'il aurait dès lors parfaitement le droit de me poursuivre en justice. Est-ce une raison pour que Renaud Camus cesse de publier ses opinions? Est-ce une raison pour qu'il le fasse caché derrière un vrai prête-nom dont on suppose qu'il ne risquera jamais d'avoir à chercher un job? Je ne vais pas me faire que des amis avec ce livre, c'est certain. Peut-être devrais-je le publier sous un pseudonyme pour ne pas avoir à dissimuler mes opinions devant mes proches? Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre, dans un monde où il faudrait se cacher pour parler de peur d'avoir à assumer? Risquer qu'on vous renvoie un jour votre passé public à la figure, c'est une responsabilité énorme dont il faut prendre conscience quand on pianote sur son clavier

Sur le contrôle du réseau

Nous avons donc créé l'Association des utilisateurs de l'Internet qui, dès ses débuts, s'est retrouvée confrontée à un texte de loi rédigé par François Fillon, alors ministre de la Communication, et qui prétendait créer un «Conseil supérieur de l'Internet» chargé, déjà, de dicter aux intermédiaires les filtres à appliquer, les sites à censurer, les contenus à effacer.

En langage non administratif, le Conseil reconnaissait par ces mots que l'accès à un nouveau moyen d'expression devait être garanti par l'État et que ce dernier ne pouvait pas déléguer à un organisme administratif le soin de faire appliquer le droit dans ce domaine sans aucun encadrement garantissant la liberté d'expression de tous et dans le seul respect des lois existantes.

Dans le chapitre gouverner c'est bâillonner

Bien sûr, nul ne peut imaginer une seule seconde qu'un terroriste puisse se connecter directement à l'étranger (même l'Afghanistan dispose du téléphone) pour échapper aux contraintes mises en place par les fournisseurs d'accès français. Nul ne peut penser qu'un terroriste ira envoyer ses messages du premier cybercafé venu ou, à l'instar des responsables des attentats du 11 septembre 2001, d'une bibliothèque publique. Personne ne conçoit non plus qu'ils iront connecter leurs ordinateurs portables à la première cabine téléphonique venue alors qu'il est si facile de le faire de leur domicile et d'être fichés.

Mes "Place de la toile"

Mes "Place de la Toile", c'est ce que j'ai appris, ce qui m'a plu ou déplu, ce à quoi j'ai pensé en écoutant Place de la Toile sur France Culture. Ni tout à fait commentaire, ni tout à fait synthèse mais un peu des deux...

Depuis le 6 février 2009, on peut discuter autour des thèmes de l'émission via Twitter avec le tag #pdlt.


L'émission du 9 janvier 2009 sur France Culture

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L'émission du 16 janvier 2009 sur France Culture

  • Changements du web contemporain avec Jean-François Gervais, Vincent Dufief et Etienne Mineur
    • En 2002, IE a 96% de parts de marché :-(, on commence à s'habituer aux contenus gratuits, le haut débit fait son apparition et la photo numérique prend de l'ampleur
    • Wikipedia, 2% des utilisateurs générent 75% du contenu
    • En 2003, MySpace
    • Un chiffre qui m'a surpris : 25% des recherches sur Google concernent Youtube (merci à Jean-François Gervais pour le lien :-)
    • Méthode intéressante pour capturer le style et le fonctionnement d'un site à un instant donné : le filmer. Cela évite le côté statique d'archive.org
    • Sur certaines propos de cette partie de l'émission, voir mon commentaire ici
  • Autour des traces numériques avec Vincent Dufief
    • Les personnes se mettent en danger en publiant des informations personnelles, par exemple les photos de soirées, l'appartenance à un groupe politique... Que se passera-t-il dans quelques années lorsque les traces toujours là seront étudiées par un recruteur ?
    • Le problème est lié au web mais les réseaux sociaux amplifient le problème car nos données personnelles sont ce qu'ils vendent aux annonceurs (pour financer ce service gratuit monétairement parlant)
    • A contrario, la calomnie, le dénigrement par une autre personne, etc. sont des problèmes qui existent depuis longtemps et que l'on sait gérer
    • Sur la diffusion de fausse informations sur autrui , voir le cas Manoeuvre
    • La solution vient de l'individu selon l'avocat. A lui d'être prudent, voici pourquoi Netolution :-)
    • Le cas récent de Marc L. (qu'on pourrait appeler surexposition réticulaire) est une bonne illustration de cette problématique
    • Sur ce sujet, voir aussi l'émission du 16 mai 2008
  • Chronique de Tristan Mendès France, Twitter
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L'émission du 23 janvier 2009 sur France Culture

Voir cette synthèse complète sur le tumblr de la Fing

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L'émission du 30 janvier 2009 sur France Culture

  • Avec (par ordre d'apparition) Dominique Cardon, Benoît Thieulin et Nathalie Sonnac
    • Présentation de l'enquête sociogeek et de ses résultats, voir le communqué de presse de la FING. Avec 17 000 participants (plutôt jeunes, masculins et diplomés), l'enquête innove dans la forme. Elle se fait via le web, ce qui permet à l'enquête d'être dans le contexte de son objet (une photo ne sera pas forcément perçue de la même façon, en ligne que sur papier...). Hormis les très pudiques qui sont 20%, on voit 4 catégories, les pratiquants d'une exposition traditionnelle (famille, vacances...), ceux qui sont dans l'exhibition (photos de fêtes...) et ceux qui font dans l'exposition outrancière, la provocation... Contrairement à ce qu'on pense souvent, ces expositions sont très contrôlées et travaillées. Allusion au sociologue Norbert Elias et la construction de la déconstruction. Ce qui influe sur l'exposition sont le sexe, l'age et le niveau de diplôme. La tristesse ne passe pas en ligne.
    • Pour sa réputation numérique, Benoît Thieulin a choisi l'abondance (les photos les moins sérieuses sont noyées parmi le reste) et le mélange des genres (travail, privé)
    • Etats Généraux de la presse, interview d'Eric Scherer qui tient le blog Mediawatch
    • Sur les 600 millions d'euros du plan, seuls 20 seront dédiés à l'électronique, on a peut-être pas mis l'argent au bon endroit...
    • Création d'un statut d'éditeur en ligne, une sorte de label qui donnera un gage de qualité et des avantages fiscaux
    • Un paradoxe, le besoin d'information est là et en même temps la presse est en crise. Ce qui fait dire à Nathalie Sonnac que "le contenu ne correspond plus aux attentes des lecteurs, notamment les jeunes"
    • En Suède, le parti pirates va se présenter aux élections européennes
    • La Suède est la patrie de The Pirate Bay
    • Pétitions Anyone but Barroso, Who is your candidate et Who do i call en référence à une phrase ironique de Kissinger
    • Obama a mis en oeuvre via Internet le community organizing de Saul Alinsky
    • On reparle de l'inculture web de nos chers dirigeants, pas la peine de s'étendre malheureusement :-(
    • La catch up TV serait utilisée par un internautes sur deux.
    • Expression atawad : Any Time Any Where Any Device
  • Chronique de Tristan Mendès France,
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L'émission du 6 février 2009 sur France Culture

J'ai fait une synthèse de l'émission sur cette page. Depuis que j'ai vu Persepolis, à chaque fois que j'entends le mot Iran je pense à cette oeuvre fantastique.

C'était la première fois que les auditeurs pouvaient poser des questions via Twitter. Il y a eu 2 questions reprises pendant cette heure. Comme j'écoute le podcast, je n'ai pas pu poser la question suivante : a-t-on le même genre de débat qu'Hadopi en Iran ?

Chronique de Milad Doueihi, les ingénieurs du futur qui était plus ou moins liée au transhumanisme. Il fallait être bien concentré pour suivre ;-).

Rajout du 4 mars 2009 : je repense aussi à ce lien chez m'sieur Billaut.
Rajout du 15 mars 2009 : l'Iran dans la liste des ennemis de l'Internet de RSF.
Rajout du 21 mars 2009 : la diplomatie Youtube d'Obama avec plusieurs versions disponibles dont une sous-titrée en persan.
Rajout du 28 mars 2009 : un bloggeur Iranien meurt en prison.

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L'émission du 13 février 2009 sur France Culture

  • Internet des objets avec Philippe Gautier, Frédéric Kaplan et Pierre Georget
    • Les puces RFID qui suivent nos bons vieux codes à barres peuvent être soit passives, soit actives
    • Pour le moment on parle d'Internet des marchandises, peut-être que l'on passera à l'Internet des objets si ces techniques passent du côté du consommateur
    • GS1 élabore un standard global depuis 20 ans (dictionnaire + syntaxe) qui est utilisé dans plus de 110 pays
    • En général, 20% du prix d'un produit correspond à la logistique on pourrait passer à 10% en utilisant les codes barres et les puces RFID
    • FK : l'exemple du réfrigérateur n'est pas bon, il vaut mieux utiliser celui de la poubelle. Par exemple, avant de jeter la boite de sauce tomate, on pourrait la passer devant un lecteur et la noter avec un nouveau type d'interface. On peut aussi prendre l'exemple d'un livre dont la puce pourrait être annotée et ainsi contenir son vécu, ce qui est plus simple et naturel que de parler d'un livre sur un site dédié (cas du livre du grand-père).
    • L'utilisateur pourra aussi rajouter des puces RFID, comme l'incarne le Nabaztag qui n'a pas été nommé directement dans l'émission :-)
    • Importance de pouvoir lire ou effacer les données sur les puces, voire désactiver la puce. Possible dans le futur avec les téléphones portables. Analogie intéressante avec les cookies.
    • Problématique des référentiels, Internet domotique à la maison ensuite Internet du recyclage, il y a une référentiel distinct à chaque étape de vie du produit
    • Ambient intelligence, voir Mark Weiser et l'ubiquitous computing
    • Bernard Benhamou de la délégation aux usages de l'Internet a travaillé sur ces sujets (voir Netgouvernance)
    • A première vue, l'Internet des objets pourrait donner l'impression d'un monde parallèle mais il s'agit plutôt d'un monde en symbiose car les deux interagissent. Voir L'homme symbiotique de Joël de Rosnay
    • Pas de problème d'identification avec le code EPC ou encore Ipv6
    Cela m'a fait pensé à ce lien sur les interfaces fluides.

    Rajout du 29 mars 2009 : Amusement n°4 qui contient une puce RFID
  • Discussion autour du livre Développement durable 2.0, l'Internet peut-il sauver la planète ? de Gilles Berhault
    • L'Internet des objets permet la mutualisation des objets, comme le montre l'exemple des vélibs
    • Cela pourrait permettre de basculer dans l'économie de la fonctionnalité
    • Une illustration venant d'amérique du sud (pays à voir ;-) où on est propriétaire de la terre uniquement lorsqu'on la cultive
    • Analogie entre le développement durable et les logiciels libres
  • Chronique de Milad Doueihi, autour de la géolocalisation ramenée dans l'actualité par Google Latitude
  • Ce service se rajoute aux :
    • GéoTag dans Flickr
    • Twinkle qui permet de se localiser sur Twitter
    • Plazes récemment racheté par Nolia
    L'arrivée de Google ne fait que souligner la convergence croissante entre mobile et Internet. Google qui en savait déjà beaucoup sur nous peut maintenant savoir où nous sommes. Cela rajoute encore au risque de basculer dans une société de surveillance. En effet, on imagine ce que pourrait faire de toutes ces informations un pays comme la Chine...

    Une remarque : avec les téléphones portables, les autorités ont déjà moyen de tracer où nous sommes. Et je pense que pour le moment il y a beaucoup plus de mobiles que de geeks en train de tester latitude. Un lien "Big Brother" : les Lords anglais tirent l'alarme.

Pour la deuxième opération Twitter, il y a eu 4 questions reprises (sur plus de 50 contributions) pendant l'émission dont une excellente d'Albertine Meunier "Peut-on mettre des puces RFID sur des chips avant de les manger ?". Par rapport à la semaine dernière, la participation s'organise avec la mise en place d'un tag #pdlt dans Twitter. A suivre...

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L'émission du 20 février 2009 sur France Culture

Big Brother dépassé ? L'ère de la surveillance globale avec Eric Sadin et Jean-Marc Manach.

Eric Sadin plante le décor de la suveillance actuelle :

  1. L'architecture technique
    • Tout est interconnecté à l'ère d'Internet
    • La géolocalisation
    • La vidéosurveillance
    • Les base de données
    • La biométrie
    • Les puces RFID (et les nanotechnologies)
    • L'horizontalisation de la surveillance
  2. L'incetitude géopolitique actuelle qui favorise la mise en place de systèmes de surveillance pour des raisons de sécurité
  3. L'agressivité marketing

Chronique de Milad Doueihi, effacer est un droit. Autour de la modification des conditions générales de Facebook. Une bonne comparaison, quand on envoie une lettre, la Poste n'est pas propriétaire du message, quand on téléphone, les conversations ne sont pas enregistrées par défaut. Tout change avec les réseaux sociaux où tout est immédiatemment archivé au bon vouloir du fournisseur de service...

Troisième opération Twitter, le nombre de messages augmente et ce qui est nouveau c'est l'apparition d'un mini-débat Twitter en parallèle de l'émission entre Charles Népote et Davduf.

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L'émission du 27 février 2009 sur France Culture

La pub et Internet avec Danielle Attias (DA), Alain Lévy (AL) et Philippe Mihelic (PM). En 2008, la pub sur Internet c'est 2 milliards d'euros, soit 60% du montant dépensé pour la télévision. La moitié correspond aux dépenses pour les liens sponsorisés, complétement dominé par Google (91% de pdm - part de marché). Après 500 millions d'euros sont dépensés sur le "display", c'est à dire les bannières et la vidéo, ici ce sont les FAI et les portails qui dominent. La pub sur télépohones portables ne représente que 20 millions d'euros en 2008 mais devrait a priori progresser. Le marché de la pub sur Internet devrait continuer à croitre en 2009 malgré la crise, à la différence des dépenses traditionnelles.

  • AL : "faire de l'audience est facile, c'est la monétisation qui est difficile. Le revenu par page est 10 fois inférieur à celui de la presse."
  • DA : "le tarif de CPM (coût pour mille) des bannières est faible en France. le tarif est 3 à 5 fois plus élevé en GB / US
  • Nielsen netratings pour la mesure d'audience
  • PM : analogie pour la différence entre pub classique et pub Internet, même différence qu'entre un film (début fin clair et net) et un jeu vidéo (- moins clair, + interactif)
  • PM : objectif de la pub sur le web, + de sens pour - de fréquence (et de pertinence)
  • DA : face à la possibilité de bloquer la pub : "certains annonceurs peuvent fonctionner à la performance, comme les voyagistes et le crédit conso (c'est un cas minoritaire) ; pour les autres (comme pour la pub habituelle) c'est plus difficile de voir l'impact"
  • AL : 2% des internautes gèrent leurs cookies (source à trouver...)
  • AL : "responsabilité face au tracking des internautes". En France on a la CNIL, par contre on retombe sur le cas Google qui peut croiser toutes les infos qu'il a sur nous...
  • AL : "Weborama, 5000 fois plus petit que Google, se bat autour du display"
  • AL : "Les clause d'opt-in sont un peu légères et qui prend le temps de les lire/ analyser. Les gens finiront par se révolter à force d'être constamment pisté, voir le cas de Facebook de la semaine dernière
  • DA : "Les espaces sans pub à la Mediapart sont minoritaires
  • DA : L'expression "Evangélisation du marché" a fait tiquer les animateurs et n'est pas du tout passée sur Twitter, tout ça pour dire VRP :-)

Christophe Ducamp parle des twollars. Il s'agit d'une monnaie qui met en relation des annonceurs, des organisations caritatives et les utilisateurs. C'est ce que l'on appelle de la "thank you money" ou monnaie de réputation.

Chronique de Milad Doueihi, une nouvelle géographie humaine.

Opération Twitter n°4. Les twitts n'ont pas été tendres pendant l'émission, reprochant la non reprise des questions, notamment sur l'extension Adblock pour Firefox. C'est intéressant de voir comment la conversation Twitter a sa propre autonomie avec des discussions parallèles, des liens souvent intéressants et des questions annexes (ex : pourquoi le black-out sur certains avatars). Liste de liens envoyés sur Twitter :

Je rajouterai deux articles récents du Monde sur la pub, l'audience des sites Internet mesurée par Médiamétrie fait polémique et vos traces internet valent de l'or. Et un autre écrit par Thierry Crouzet sur le modèle économique de presse en ligne payant, Mediapart : mort-né !. Et l'habituel site didactique de la CNIL sur les traces que l'on laisse sur Internet.

Rajout du 13 mars 2009. Quelques liens de Neteco :
La publicité sur mobile
Mesure d'audience chez Médiamétrie
Liste des articles taggués ePub

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L'émission du 6 mars 2009 sur France Culture

Au-delà de la loi Hadopi avec Antoine Gitton (AG), Joseph Paris (JP) et Xavier Fillol (XF) du Geste.

  • Très en vrac :
  • Rappel du rôle de Beaumarchais dans la création des droits d'auteur : lutte contre le monopole de la Comédie-Française
  • Les deux objectifs de Kassandre.org sont d'inventer un nouveau modèle économique pour les oeuvres non formatées et la rémunération des artistes au sein de ce modèle
  • "La forme, c'est le fond qui remonte à la surface", Victor Hugo
  • AG : toujours pas de preuve du lien entre baisse des ventes de disques et le téléchargement
  • JP : cf. le succès des Ch'tis aussi bien en salle, qu'en téléchargement, qu'en vente de DVD. Pour l'abolition de la chronologie des médias. Le téléchargement payant est mort né.
  • XF : pour la co-existence entre différents modèles économiques
  • AG : la gratuité est un mythe. La question est celle de la valeur d'une oeuvre de l'esprit et de la place de l'artiste. C'est n'est pas nouveau, voir les préfaces à Stello, Chatterton, Daphné de Vigny où il aborde le thème de la paupérisation de l'artiste.
  • AG : le fonctionnement des système collectif (Sacem...) est trop opaque
  • XF : les artistes ont aussi une part de responsabilité, voir ce que peuvent faire Radio Head, Iron Maiden pour avoir un lien direct avec leur public ; le lien avec l'industrie du disque s'envisage comme un partenariat
  • JP : 100% d'accord. Voir aussi le rapport du club des 13
  • JP : présentation du projet Varsovie express, les internautes peuvent financer mais aussi s'exprimer sur le scénario
  • JP : cf. Brian Flemming et ses films en copyleft
  • XF : on aura toujours du téléchargement et aussi du streaming

Walter Bouvais présente TerraEco qui illustre le reverse publishing. L'idée est trouver un équilibre entre le web qui permet des mises à jour fréquentes en fonction de l'actualité et le papier qui permet de prendre plus de temps pour l'analyse.

Chronique de Tristan Mendès-France, pour la pénalisation de l'identité numérique.

L'émission était enregistrée et du coup côté Twitter, c'était calme plat. N'y aurait-il que le direct pour faire vivre Twitter ?

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L'émission du 13 mars 2009 sur France Culture

Un an de Mediapart avec Edwy Plenel (EPl) et Emmanuel Parodi (EPa). 3ème pur player après Rue89 et le post.fr.

EPl : coup de gueule contre la loi "Internet et création", notamment contre la ministre Albanel pour qui l'accès à Internet n'est pas un droit fondamental.

  • Médiapart c'est :
  • 3 valeurs, l'indépendance, la qualité et la valeur (modèle economique et éditorial)
  • 500 000 visiteurs uniques
  • 12 000 abonnés actifs et 17 000 abonnés (l'objectif initial de 65 000 abonnés en 3 ans a été revu)
  • 30 journalistes
  • un accès à 9 €/mois (ou 5 € pour les étudiants ou petites retraites)
  • pas un jour sans un nombre de nouveaux abonnés à 2 chiffres
Il y a un an très peu croyaient à l'aventure du payant, aujourd'hui la bulle de la gratuité est en train d'exploser. Le NYTimes regrette d'avoir tout mis gratuit et le Times se pose aussi la question.
EPa : Aujourd'hui il faut trouver l'équilibre entre gratuit et payant sachant que le gratuit est payé avec ses données personnelles.
Caroline Broué : Mediaprt a-t-il un problème de référencement ? EPl : c'est derrière nous. Le référencement progresse même si c'est moins vite que d'autres sites. Livre le journaliste et le sociologue. Cependant il manque un revenu complémentaire, comme par exemple une boutique (e-commerce équitable) Mediapart ou bien le Médiavu' actuel. Richesse de l'interaction avec un lectorat payant, par exemple, pendant la crise de Gaza aucun commentaire n'a été retiré du site. Beaucoup de journalistes avaient peur de l'interaction, maintenant elle fait monter le niveau. Par la même occasion le journaliste est descendu de son piédestal (Thomas Baumgartner approuvé par EPl). Il s'est créée une association des lecteurs en région et de façon autonome. Le problème de la presse c'est l'offre pas la demande. Par exemple, la modération des commentaires du Monde est sous-traitée au Maroc et la une du monde.fr (1ère bataille qu'EPl a perdu au Monde) est en décalage par rapport à la version papier. Le journaliste comme un watch dog, Mediapart comme mission politique, engagement démocratique. En France, on n'a pas la culture du contre pouvoir, il n'y a pas de freedom of information act.
EPa : il n'y a pas de projet éditorial sans projet politique au sens d'une certaine idée de la société.
EPl : portes ouvertes le 21 mars :-).
A part ça le web a 20 ans aujourd'hui :-).
→ J'aurais bien aimé entendre ce que pensait EPl de Slate et encore plus de vendredi qui prend le chemin inverse, web vers papier (en modèle payant quand même).

Rajout du 17 mars 2009 : Roularta a l'intention de mettre en ligne un site payant pour l'Express.
Rajout du 21 mars 2009 : On a des images pour les 20 ans du web.
Rajout du 13 avril 2009 : Interview Jacques Rosselin.

Les éditions FYP spécialisées dans le domaine numérique et les nouvelles technologies.

  • FYP pour Fallait Y Penser
  • Axe prospectif (ouvrage sur l'humanité 2.0 et les nouvelles pratiques de management de Google) et sur les nouveaux usages technologiques (ouvrages sur les blogs, wikis et réseaux sociaux)
  • Rapprochement avec les éditions M21 qui crée le premier éditeur indépendant sur ce crénau
  • Pour l'instant la demande en livre électronique n'est pas assez forte. L'usage sera plus complémentaire qu'un remplacement pur et simple
  • Situé à Limoges
→ On trouve quand même quelques eBook sur le site de M21.

Chronique de Tristant Mendès France, l’avènement du nanonet.
→ J'ai l'impression de revivre ce qu'on pourrait appeler le "syndrome du réfrigérateur"(*) avec l'idée d'Internet des objets. Il y a 15 ans de cela, l'image à la mode de la connectivité était d'expliquer que bientôt les réfrigérateurs seraient branchés à Internet et pourraient faire les courses et tout plein de choses beaucoup plus exitantes que de bêtement refroidir. Mais voila mon réfrigérateur n'est toujours pas raccordé et je ne pense pas que ça lui prenne un de ces jours. Pour l'Internet des objets, c'est un peu pareil, on lit plein d'articles à ce sujet, les puces RFID se dévoilent peu à peu, techniquement beaucoup de choses sont possibles mais en pratique hormis quelques amateurs de Nabaztag et autres geeks il n'y a (quasiment) rien sorti du téléphone portable. Et si l'Internet des objets accouchait d'un Internet des mobiles ?
(*) j'emploie sciemment le terme réfrigérateur et non pas frigo en référence à Place de la toile du 13 février :-)

Pas de grande activité sur Twitter cette fois-ci. Seulement une question reprise pendant la deuxième partie de l'émission. Peut-être qu'il n'y avait pas assez matière à polémique ou bien le débit d'EPl ne laissait-il pas le temps de poser les questions ?

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L'émission du 20 mars 2009 sur France Culture

La Trégor Valley avec Thierry Georges, Thomas Renault, Vincent Marcatté et Cédric Williamson.

Chronique de Tristant Mendès France, love, sex & GPS.

On a beaucoup souligné le côté breton mais pas la demande de l'association point bzh.

Pas de Twitter cette fois-ci car Thomas Baumegartner était à Paris alors que l'émission se déroulait en Bretagne...

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L'émission du 27 mars 2009 sur France Culture

9ème éditions des Parrains avec Francis Pisani, Godefroy Beauvallet et Patrice Flichy.

Chronique de Tristant Mendès France, les commentaires de crise.

  • Je repense à Edwy Plenel (invité de la Place de la toile le 13 mars pour les 1 an de Mediapart) qui affirmait qu’aucun commentaire n’avait été supprimé lors de la crise de Gaza. Pour lui cela mettait en lumière la richesse de l’interaction avec un lectorat payant.

Twitter a reprit des couleurs pendant cette émission avec quelques questions/remarques reprises à l'antenne et 4 pages de #pdlt sur Twitter :-).
Dernière remarque : depuis quelques jours les mp3 des podcasts de France Culture se téléchargent beaucoup plus rapidement (plusieurs centaines de ko/s alors qu'avant on était à plusieurs dizaines de ko/s) qu'avant, merci France Culture :-).

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L'émission du 3 avril 2009 sur France Culture

Nouvelles technologies, nouvelles pensées avec Jean-Michel Cornu.

Antonio Casilli (son blog) pour le dernier numéro de la revue Esprit.

Chronique de Milad Doueihi, une solution pour les indécis: Hunch.

Pas de polémique cette fois sur Twitter mais plusieurs pistes de lecture. Ci-dessous quelques liens envoyés :

Et puis participer à Place de la toile apporte même la notoriété :-).

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L'émission du 10 avril 2009 sur France Culture

La PQR et le web avec Benoît Raphaël, Michel Lépinay, Matthieu Mondoloni (photoblog) et Christian Philibert.

  • La PQR c'est 6 millions d'exemplaires par jours pour 18 millions de lecteurs
  • Les DNA, en ligne depuis 1995. Le contenu local est payant, le reste gratuit. La rédaction Internet c'est 4 personnes (sur 200 journalistes)
  • Sud-Ouest en ligne depuis 1996
  • Benoît Raphaël explique que quelcandidat.com c'était 2 journalistes pour 2 millions de visiteurs en 2 mois
  • Pour les municipales, les DNA ont mis en place 1 blog par agence (une douzaine)
  • En 2000, CanalWeb s'accociait avec 5 titres de PQR
  • abaslacrise.com à l'origine d'un numéro spécial en format papier (205 000 ex.)
  • Modèle économique : modèle de relation avec les clients, les aider dans la vie de tous les jours
  • maville.com (Ouest France) c'est maintenant 7 groupes de presse pour 80 villes (7 grandes régions), 4 millions de consultations par mois et un public différent de ouest-france.fr (13% de recoupement)
  • Sommet de l'OTAN à Strabourg, 4000 journalistes et 850 000 pages vue et 150 000 visites en 10 jours pour les DNA
  • lepost.fr basé sur le local
  • A propos du Northwest voice

De la démocratie numérique de Nicolas Vanbremeersch du feu blog versac.

Chronique de Milad Doueihi, un futur du livre numérique ? Tous les liens sont déjà dans le billet original :-).

Twitter fut assez calme, un lien à explorer tout de même Pilipili et une référence pendant l'intervention de Versac, Castoriadis.

Sinon il y a aussi ce genre de choses Montpellier : Teyssier, vilain petit canard de la presse locale

Et puis cette carte de la presse régionale m'a donné l'idée d'un petit tour de France de la PQR :

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L'émission du 17 avril 2009 sur France Culture

La NPR avec Robert Spier. La NPR existe depuis 1970, émet ~130 émissions par semaine (dont un tiers qu'elle produit). Ses programmes sont diffusés par 275/280 radios via 850/860 émetteurs. L'audience (le book) est de 27,5 millions d'auditeurs (sur les 32 millions de la radio publique américaine). Comme Radio France, c'est une radio publique avec ses 3 missions, éduquer, informer et divertir. En revanche son financement est complètement différent : un tiers par la vente d'émissions, un tiers par la pub (bien encadrée vue la mission de la radio) et un tiers par le mécénat (les auditeurs peuvent financer jusqu'à 35$ / an ; voir aussi le don de la famille Kroc à la NPR). Moins d'1% du budget vient de l'Etat.

  • Morning Edition
  • All Things Considered sur 2 heures, 20 dossiers de 4 ou 5 minutes (avec certaines parties réservées au stations locales)
  • This i believe réalisé avec un studio ambulant, seulement possible sur une radio publique
  • Story Corps
  • Planet Money a d'abord été un podcast, puis un blog et enfin une émission vu le succès remporté
  • NPR Music
  • Le site npr.org exite depuis 1994, dès le début du web à des fins d'archivage (dont les recettes de cuisine)
  • Difficulté du web pour la NPR, se mettre à l'écrit, au visuel et à l'interactivité et même temps il s'agit toujours de faire de l'audio de qualité
  • L'audience du site est international à 17% (et 35%pour le flux d'archivage)
  • Après 2 ans de réflexion, mise en place du participatif depuis 6 mois avec Facebook et Twitter (qui sert aussi d'outil d'enquête)
  • Exemples de flux Twitter de la NPR
  • A la très discutée question, demain tout le monde est journaliste, rôle du journaliste à l'ère du web, etc : il faut expérimenter, il y a une possibilité de respect mutuel
  • Sur les "stories" américaines je pensais que mon père était Dieu de Paul Auster
  • Age de l'audience en fonction du support, radio 52/53 ans, site web 44 ans, podcast et mobile -30 ans, les nouvelles technologies permettent un renouvellement de l'audience
  • Robert Spier croit plus à la radio sur mobile qu'à la radio numérique
  • Depuis juillet 2008, on a le droit d'intégrer tout le contenu du site de la NPR tant que l'usage n'est pas commercial et que l'on cite l'origine NPR (ils sont fort ces Américains quand ils veulent :-)
  • Le nouvel album de Leonard Cohen disponible 2 semaines en streaming avant sa sortie (à quand cela en France ?!)
  • Ce sont les majors qui sont venues proposer cette diffusion. Le plus fort est que certains albums ont été recalés car pas assez bon selon la NPR :-)
  • La NPR pourrait servir de relais de diffusion de l'information si jamais la presse écrite finit de s'effondrer

Atom Egoyan pour Adoration .

Chronique de Milad Doueihi, Skype pour iPhone: Divorce ou convergence.

Un Twitter particulier car l'émission était enregistrée et que Thomas Baumgartner twittait en même temps que les auditeurs.

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L'émission du 24 avril 2009 sur France Culture

Les Parrains et Marraines de Place de la toile 10 ème édition, enregistrée et filmée à la cantine.

Daniel Kaplan évoque :

Milad Doueihi nous parle des bibliothèques numériques : Danielle Attias et les eBook notamment sur les téléphone portables : Dominique Cardon et la panique morale : haut de la page
L'émission du 1er mai 2009 sur France Culture

Une innovation dans ce Place de la toile : une nouvelle rubrique intitulée le portrait par Jean-Philippe Pisanias. Pour la 1ère édition, Patrick Chanezon (CV assez impressionnant...)

Dieu.com avec Jean-François Mayer, Milad Doueihi et Rémi Sussan.

Rôle d'Internet dans la mobilisation des enseignents-chercheurs avec Jérôme Valluy.

  • Ronde infinie des obstinés
  • Liste de diffusion
  • Liste de discussion
  • Sites web, blogs a posteriori
  • Par rapport à 2004, émergence de sites locaux
  • Le succès des pétitions traditionnelles dépend des médias traditionnels
  • Internet a facilité la mobilisation et l'organisation
  • Effet pervers, ça affaibli la couverture médiatique car on s'organise sans eux

Chronique de Tristant Mendès France, le net rend-il stupide ?

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L'émission du 8 mai 2009 sur France Culture

Avec Patrice Flichy, Daniel Bougnoux et Dominique Cardon.

Chronique de Tristant Mendès France, le net en temps réel.

  • XMPP
  • L'inverse du temps réel est-il le temps irréel ? (Caroline Broué :-)
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samedi 24 janvier 2009

Quelques liens suite au Midem

Le Midem et son pendant numérique le MidemNet ont entrainé pas mal d'article, voici un échantillon...

La série d'articles sur rue89 :

Au Figaro, la musique numérique dépassera le CD en 2013 et l'industrie musicale face au pari numérique.

Et aussi les FAI interpellés par la Sacem pour financer la création musicale et musique en ligne : l'offre légale croît, le piratage aussi.

Voir aussi le Dialog du 21 janvier 2009 sur la fin des DRM avec une interview de Pascal Nègre.

Et puis enfin un mission pour lutter contre le piratage. A quand une mission pour imposer l'interopérabilité et la qualité du son pour la musique numérique ?

lundi 19 janvier 2009

Surexposition réticulaire

Voila ce qui arrive quand on s'aventure imprudemment sur le web. Apparemment le Marc en question, prévenu par un collègue, a mal vécu ce portrait... Cet article qui a fait le tour du web (au moins francophone) est une impressionnante leçon qui nous invite à la prudence. Et pourtant, l' identité numérique est la condition sine qua non ne serait-ce que pour expérimenter tous ces outils... En ce qui me concerne, j'opte pour l'utilisation de pseudos différents selon les sites, on ne sait jamais.

vendredi 16 janvier 2009

Commentaire à l'émission Place de Toile du vendredi 16 janvier 2009

Voici le PS que je comptais mettre en commentaire de l’émission sur Facebook : après quelques hésitations j’ai préféré poster ce commentaire sur Facebook plutôt que sur le site de France Culture, pas évident d’avoir deux espaces pour les commentaires, mais c’est un autre sujet... Sauf que le commentaire est trop long pour rentrer sur Facebook, d’où ce billet.

Je voudrais revenir sur le terme "stabilité" employé pour caractériser la période 2002-2004 au niveau des navigateurs. Il s'agirait plutôt d'une période de glaciation (et je ne parle même pas de la façon dont Internet Explorer s'est retrouvé seul). En effet, le logiciel de Microsoft n’a pas du tout évolué pendant ces années. Certes cela a facilité le travail des développeurs mais à quel prix pour les utilisateurs ? Rappelez-vous des popups qui s’ouvraient dans tous les sens, des failles de sécurité non corrigées par Microsoft, des chevaux de Troie cachés dans les composants ActiveX, etc. L’arrivée de Firefox a redonné de l’air à ce secteur grâce à la navigation par onglets, le blocage des popups indésirables, les mises à jours de sécurités fréquentes, la possibilités de personnaliser le thème de l’application et surtout un respect des standards du W3C (je me limite aux principales fonctionnalités de la version 1). Aujourd’hui Microsoft a suivi le mouvement et tout le monde bénéficie de l’arrivée de Firefox, soit directement en l’utilisant, soit de façon indirecte car les autres navigateurs se sont alignés sur ces fonctionnalités devenues des standards. L'histoire des navigateurs mériterait une Place de la Toile spéciale tellement il y a à dire, avec Tristan Nitot (voir son fameux Standblog) de la fondation Mozilla Europe bien entendu ;-).

Par ailleurs, je voudrais signaler que la séparation de la forme et du contenu permet une grande souplesse graphique, il n’y a qu’à voir le site Zengarden pour s’en convaincre. De plus l’attrait des technologies de type Flash au niveau du graphisme se paye par une dépendance totale à l’éditeur et une inégalité devant l’accès à l’information. D’où l’importance d’avoir des standards ouverts utilisés par tout le monde car la tentation des éditeurs de s’approprier le net est forte (voir le livre de Jonathan Zittrain, The Future of the Internet – And How to Stop It.

Un dernier point pour les curieux non initiés, la fluidité des pages actuelles est due (outre l'amélioration du matériel) à l’intégration de technologies dites AJAX dans les sites. Cela permet, pour aller vite, de mettre à jour uniquement un morceau de la page sans avoir à tout redemander au serveur, d’où un gain de temps et une amélioration du ressenti de l’utilisateur.

mercredi 7 janvier 2009

.paris un dossier passionnant dans les tuyaux

Paris va avoir son nom de domaine ! Un ensemble de villes regroupées sous le nom de dotCities (le site est quasi vide pour le moment) étudie le dossier. A suivre...

En parlant de tuyaux, la ligne a été rétablie par France Télécom Marine.

2009 commence bien pour la musique en ligne

Voici beaucoup de bonnes nouvelles dans le domaine de la musique en ligne :

Décidément on dirait que ça bouge dans le bon sens :-). Alors on ne s'étendra pas sur les dernières péripéties de la RIAA ni sur Hadopi !

mardi 30 décembre 2008

Parlons un peu des tuyaux

C'est bien beau les droits d'auteur, les projets de loi sur le numérique et tout et tout mais quand Internet est coupé on doit se retrouver bien malin. On peut voir cela comme une pièce a apporter au dossier de la fracture numérique...

Et pourtant, il y a des gens qui le construisent ce fameux Internet. Il s'agit d'une interview très intéressante du responsable France d'un opérateur régional chez m'sieur Billaut.

MAJ : Un lien supplémentaire sur le sujet.

samedi 13 décembre 2008

C'est déjà ça

Vu ces derniers jours sur 01Net, les concerts de Raphaël sur clé USB et Paulo Coelho qui dit du bien du piratage des livres. Dans la même veine, Apple arrêterait les DRM

C'est agréable de voir ce genre d'actualité en ces temps d'HADOPI. Combien de temps allons-nous devoir attendre pour voir se multiplier les nouveaux usages (légaux) que rend possible la numérisation de la culture ? Des petits pas dans la bonne direction, c'est déjà ça.

dimanche 2 novembre 2008

Réseau mondial mais... langues nationales

Internet est un réseau mondial, techniquement rien à dire, je me connecte aussi loin que je veux. Si je veux voir une page russe, je me connecte par exemple sur celle du moteur de recherche Yandex, je la vois bien mais bon j'y comprends pas grand-chose. Pareil pour le Japon, si je fais un tour sur Yahoo! Japon, je reste hermétique au résultat. Et sur Wikipedia en grec, je ne suis pas beaucoup plus avancé... Même en traversant juste la frontière italienne, en allant par exemple à Milan je reste bloqué derrière la barrière des langues. Mais... mais alors Internet n'est-il pas ce réseau qu'on nous promettait mondial, abolissant les distances et permettant le contact entre n'importe quels habitants du village mondial ?

Rendons-nous à l'évidence, pour l'instant ce n'est pas le cas. En effet, la langue la plus employée sur Internet est l'anglais. Une bonne illustration est le nombre d'articles sur Wikipedia en anglais qui est plus important que dans n'importe quelle autre langue. Tout le monde ne parle pas anglais, loin de là même après plusieurs années au collège, lycée et université. Alors, que faire ?

Se mettre à l'espéranto ! Non pas pour remplacer les autres langues mais pour les accompagner. Et pourquoi l'espéranto ? C'est une langue conçue dès l'origine pour faciliter la communication. En effet, en espéranto il n'y a pas de verbe irrégulier, la construction des mots est logique, les règles de grammaire n'ont pas d'exception, une lettre correspond à un son et réciproquement, etc. Tout cela concourt à rendre l'apprentissage de la langue très rapide. L'espéranto ne serait donc pas une nouvelle langue dominante car elle ne sert aucun pays, mais une langue commune, qui permet le respect de chaque langue nationale.

Pour approfondir le sujet :

  • "Le défi des langues — Du gâchis au bon sens" de Claude Piron). Un aperçu du livre est disponible ici
  • Concernant la création et l'aspect humaniste de l'espéranto, la biographie de son inventeur "L'homme qui a défié Babel" de René Centassi et Henri Masson.
  • L'espéranto a également été recommandé par l'UNESCO
  • Un rapport à propos de l'enseignement des langues étrangères commandé par le Haut Conseil de l'Evaluation de l'Ecole.

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