Netolution, les (r)évolutions d'Internet

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samedi 26 juillet 2008

Encyclopédies en ligne, le quid et quelques autres

Alors que le quid ne parait plus au format papier, il tente une seconde vie dans le secteur de l'éducation. Quelques semaines auparavant, c'est l'encyclopédie Larousse qui annonçait une évolution majeur de sa version électronique. Et voici que Google s'y met à son tour avec Knol.

La question n'est plus de savoir si les dictionnaires et encyclopédies papier s'effaceront au profit du numérique mais plutôt quel sera le modèle d'encyclopédie qui prendra le dessus. Entre la version ouverte à tous vents et la version controlée, Wikipedia semble pour l'instant indétrônable. En effet, la marque est désormais la référence dans le domaine et consulter ce site est devenu un réflexe. Par ailleurs, pour les contributeurs occasionnels, l'obligation de s'inscrire limitera nombre d'ardeurs. Quid des contributeurs réguliers, auront-ils envie de contribuer à plusieurs endroits, quels seront leur critères de choix pour contribuer ?

dimanche 20 juillet 2008

Musique numérique, les acteurs

Le projet de loi Hadopi est sous les feux de la rampe.

Deux émissions récentes de France Culture, place de la toile et science publique m'ont permis d'identifier quelques acteurs de ce sujet brulant. Voici une liste qui s'enrichira au fil du temps.

Les ayant droits et leurs représentants :

Les nouveaux services :

Contre le projet de loi :

Autres :

dimanche 13 juillet 2008

La presse, la gratuité et les moteurs de recherche

La presse est en crise, la mise en place des états généraux de la presse cet automne en sont la dernière incarnation. L'avenir de la presse passera par Internet. A ce niveau le gratuit n'est pas qu'une hypothèse. Les critiques de Thierry Crouzet sur le modèle payant de Mediapart et le billet récent de Chris Anderson à ce sujet donnent à réfléchir.

Le problème est que le modèle suggéré est la publicité. Comment ferait le Canard Enchainé qui refuse la publicité dans ses pages ? D'après Thierry Crouzet 80 % du trafic d’un site provient des moteurs de recherche et seulement 20 % de lecteurs fidèles. Il n'y a donc pas de lien direct entre annonceur et média en ligne. Le risque est de se brouiller avec les moteurs de recherche, autant dire Google pour le moment. Une baisse dans le classement de Google et patatras, audience et recettes publicitaires en baisse. La solution théorique serait de ne pas avoir d'acteur dominant sur les moteurs de recherche, certains croient même à une solution française. Mais cela ne se décrète pas. Alors ? Les moteurs de recherche devenant une sorte de service publique d'Internet, ils devraient peut-être respecter de nouvelles obligations concernant la stabilité de leur classement. Pour cela, le contrôleur devrait être en mesure d'avoir accès à la façon dont le classement est établi... En gros, cela revient à connaitre la recette du Coca-Cola. Pas très vraisemblable. A suivre donc.

dimanche 29 juin 2008

Firefox 3

Ca y est, Firefox 3 est sorti, c'est d'ailleurs depuis cette version que j'écris ce billet. Je ne voudrais pas trop rajouter au déluge de communication que cette sortie a créée mais je reste fasciné. Je suis toujours époustouflé de voir que cette petite organisation (qui grossie certes de plus en plus ) a réussie à bousculer Microsoft. En effet, les évolutions d'Internet Explorer ne sont dues indirectement qu'à Mozilla. Quel tour de force ! Moi qui suis un lecteur assidu du Standblog depuis plusieurs années, j'ai pu mesurer le chemin parcouru depuis l'ouverture du code de Mozilla jusqu'à aujourd'hui. Est-ce la force du web, est-ce la force de cette organisation, quoi qu'il en soit Internet permet l'accomplissement de belles et grandes choses. En l'occurrence, briser un monopole non naturel pour une plus grande liberté sur le web, rien que ça !

Question prématurée sur la musique dématérialisée

Un beau jour, bientôt j'espère, nous pourrons acheter (presque) toute la musique que nous voudrons au format électronique sans perte de qualité et sans DRM. Alors voila la question, si je veux revendre ces fichiers d'occasion (le terme est techniquement impropre mais pratiquement compréhensible), pourrais-je le faire sur eBay comme je revends mes vieux CD ? Est-ce que ce sera légal ? Est-ce que je deviendrais alors un mini disquaire ? Si oui, les vendeurs habituels devront se démarquer par de nouveaux services.

dimanche 22 juin 2008

Quelques idées autour du livre "Comment le web change le monde"

Je fais suite à l'initiative originale de Transnets et publiant quelques idées que mon inspirées le livre.

Ce livre est une mine d'information, on ne compte plus les décryptages de concepts et les liens et les qui permettent de comprendre l'Internet du moment. D'où la grande difficulté de le commenter. Je vais donc me limiter certains éléments traités dans le livre.

Le Web 2.0. Je suis également assez circonspect sur cette expression. Internet est depuis toujours participatif. Depuis longtemps les newsgroups sont remplis par les utilisateurs. L'IRC, ancienne application, suppose par nature l'action des utilisateurs. C'est pareil pour le P2P qui n'a pas attendu le Web 2.0 pour connecter les internautes. A mon avis ce qui a changé et qui a été nommé Web 2.0, ce n'est pas la participation des internautes mais sa massification et sa facilité.

Les webacteurs. Ce mot sous-entend l'action des utilisateurs uniquement au niveau du web ce qui est à mon avis un peu limitatif. En effet, les utilisateurs d'Internet n'agissent pas seulement sur le web mais plus généralement sur le net (le meilleur exemple hors web est le P2P). C'est pourquoi je préfère le terme netacteur qui englobe tout Internet et a peut-être une plus grande pérennité dans le temps. Car si on peut-être certain que le net est encore là pour longtemps, on ne sais pas si le web sera toujours l'application principale dans les années à venir.

L'alchimie des multitudes. J'aime beaucoup cette expression, car elle ne dit rien du résultat que les multitudes vont produire. Du bon, du mauvais ou même du rien. Car si on imagine bien les aspects positifs ou négatifs, il ne faut pas oublier la possibilité (faible mais qui existe) que nous en resterons là. Dans cette hypothèse, la société ne serait pas beaucoup changé par rapport à son organisation actuelle.

Autour de la dynamique relationnelle, développée notamment à la page 36. je pense que les moteurs de recherches du même type que Google sont un cas à part au sein de cette dynamique. A l'inverse des autres sites ils profitent de cette dynamique indirectement. Par exemple, lorsque les internautes ajoutent des liens dans un commentaire sur un blog, ils ont bien conscience de rajouter du contenu (idem lorsqu'on met à jour Wikipedia) mais ne se disent pas "je vais améliorer la qualité des recherches de Google". Je crois qu'il y a deux façon d'utiliser cette dynamique, une manuelle (gestion par mots-clés comme dans delicious) et une autre automatique où ce sont les algorithmes qui parcourent les pages.

Crowdsourcing : un exemple récent est le concours d'applications lancé par Apple pour l'iPhone2. Apple promeut sa plateforme grâce au travail de gens externes à l'entreprise.

L'entreprise liquide : peu à peu les entreprises s'ouvrent. Je pense qu'un bon exemple est Reuters Messaging) qui est un outil de chat réservé au monde financier. On a une certaine ouverture sur l'extérieur (clients, contreparties...) et une garantie de contrôle car les utilisateurs du système doivent être déclarés à Reuters.

Les médias : je ne suis pas journaliste ni grand connaisseur du domaine mais je pense qu'on doit distinguer deux choses, l'information proprement dit et le traitement de l'information. Par exemple, "François Miterrand est mort" est l'information proprement dit et il y a après le traitement de cette information avec toutes sorte de livres, dossiers dans les magazines, émissions de télé, etc. Au niveau de l'Internet, on peut produire l'un et l'autre. Les messages sur Twitter concernant le séisme en Chine montre que l'information peut être produite de partout. Mais c'est n'est pas tous les jours que l'actualité chinoise se déverse dans Twitter. Je pense donc que les agences du type AFP ou Reuters survivront car elles produisent de l'information brute en continue. C'est d'ailleurs elles que paient les portails du type Yahoo pour remplir leurs pages actualité. En revanche, les médias qui traitent ces informations sont beaucoup plus en danger, à eux de prouver leur meilleure capacité à traiter cette information (valeur ajoutée ?), ce qui justifiera leur rémunération. Ces médias sont par exemple en concurrence avec certains blogs. Mais l'ensemble des blogs n'est pas exhaustif. Par exemple, les blogs MonPuteaux ou Asnierois offrent une richesse d'informations plus importante que les pages locales du Parisien (sans parler de l'aspect politique). En revanche il n'y a pas de blog de ce type à Levallois-Perret où l'information reste traditionnelle (c'est le même problème que dans Wikipedia, les sujets sont couverts de façon inégale alors qu'ils sont de même importance). C'est peut-être la chance (provisoire ?) des médias traditionnels.

J'aurais par ailleurs quelques remarques sur la forme (c'est plus facile ;-). Bien souvent les expressions anglaises ne sont pas traduites (cela commence d'entrée avec "never mistake motion from action" que les moins anglopiles auront du mal à traduire même avec l'aide de Google). J'ai aussi vu les deux orthographes d'Internet coexister, avec ou sans majuscule. Pour ma part je préfère avec majuscule car il n'y a en qu'un, un peu comme l'Etat français.

vendredi 13 juin 2008

Téléchargement et cannabis

Le téléchargement (non autorisé) et le cannabis ont au moins deux points communs. Ils sont bien sur interdits et passibles de poursuites plus ou moins graves. Ils sont également (ou ont été) pratiqués par une part très importante de la population (la plus jeune). Pourquoi ces personnes se complaisent-elles dans l'illégalité ? La France si fière de sa démocratie mépriserait-t-elle ses propres lois ? A mon avis la réponse est très simple mais pas simpliste. Pour la simplicité, nos élites feignent d'ignorer la réalité. Cette dernière ne leur est pas inconnue, ils sont abreuvés de rapports permettant de la comprendre sous toutes ses coutures. Mais alors pourquoi feindre ? Là ça devient complexe. Peut-être par conservatisme électoral, la peur de perdre des voix. Peut-être par conservatisme social, jusque-là la société était organisée comme ça. Peut-être par conservatisme intellectuel, les jeunes ont toujours testé les limites. Peut-être par manque de courage politique. Peut-être en continuant des décisions absurdes au sens de Christian Morel. Que sais-je encore.

Le livre récent de Jean-Christophe Lagarde (dont je n'avais pas aimé le lâchage de Bayrou l'année dernière) aborde le sujet de la légalisation de la drogue. Je ne sais pas ce qu'il pense du téléchargement mais voila un peu de nouveauté. Je ne vais pas refaire le débat sur les drogue ici mais oui le cannabis est une drogue, tout comme l'alcool. Alors vendons du cannabis avec les taux de THC indiqués, comme le degré d'alcool sur les bouteilles. Contrôlons aussi les débit de cannabis comme les débit des boissons. Les beuveries ont lieu tout comme la fumette, messieurs les politiques ne soyez pas des autruches ! La légalisation aurait par ailleurs des aspects économiques intéressants. Au-delà de la création d'emploi, cela permettra d'encaisser un peu plus de TVA en ces temps de disette budgétaire :-) !

En ce qui concerne le téléchargement, je ne sais pas combien de lecteurs MP3 ont été vendu depuis cinq ans mais je pense que ça doit être impressionnant (sans compter les téléphones compatibles). Au sein de ces baladeurs, un infime pourcentage de titres acquis légalement. La situation est aussi ubuesque que de vendre des voitures en interdisant l'essence ! Je rêve d'un débat enflammé à l'assemblée nationale portant sur le meilleur moyen de propager le FLAC dans la société...

dimanche 25 mai 2008

Musique sur Internet, encore un effort

Napster et Audiogalaxy permettaient déjà de télécharger de la musique sur Internet en 2000, la plupart du temps de façon non autorisée. Nous sommes en 2008, on peut télécharger légalement de la musique sans perte de qualité sonore, par exemple Long Road Out Of Eden, le dernier album des Eagles au format FLAC. Malheureusement on trouve peu d'albums connus commercialisés de cette façon. Techniquement, rien n'empêche les ayant droits au sens large de proposer ce genre d'offre.

Je ne sais pas trop ce qu'ils attendent car de toute façon, ce mode de commercialisation est l'avenir. Napster propose aujourd'hui 6 millions de titres sans DRM, les autres plateformes devront s'aligner, même iTunes. Après les DRM en moins on aura les systèmes d'abonnement en plus. En gros cela reviendra à des pseudo licences globales par distributeur. Dommage de ne pas l'avoir fait directement il y a quelques années... En attendant, les anciens réflexes persistent et les ventes baissent.

De leur côté, certains artistes jouent le jeu, comme Coldplay qui propose un titre de son dernier album en MP3 et Nine Inch Nails qui distribue son dernier album sans DRM aux formats MP3, FLAC qualité CD, FLAC haute qualité, M4A, Wave haute qualité.

J'ai testé la presse sur VirginMega

Eh oui, malgré mes réticences sur l'aspect fermé de l'offre j'ai fait le test. Après tout, les magazines papier finissent souvent dans la poubelle papier même si c'est après plusieurs années :-). Faute de mieux pour le moment, je me suis donc lancé. L'inscription est déjà un test de motivation, il faut, en plus des données habituelles, renseigner son adresse postale ainsi que son numéro de carte bleue avant même de commander... Ensuite c'est l'installation du logiciel. Vient enfin le moment d'acheter, c'est assez simple et on retrouve rapidement les magazines achetés dans son lecteur.

Je peux commencer à lire. Sur mon PC qui a quelques années d'ancienneté le logiciel de lecture est un peu lent. Le côté fermé est bien présent, on ne peut pas imprimer dans un fichier pour faire un PDF, on ne peut faire de capture d'écran si le logiciel a le focus. On peut quand même y arriver en ne mettant pas le logiciel en plein écran et en sélectionnant le bureau comme le montre l'image jointe.

ecran-delivery.PNG

Au final, c'est pas mal mais on doit être devant l'ordinateur. C'est un gros inconvénient par rapport à la version papier. De ce fait, cette offre est limité à un certain type d'utilisateur assez technophile. Peut-être que le Kindle permettra de retrouver la mobilité de la version papier. De plus le caractère fermé de l'offre n'apporte pas plus de pérennité que la version papier, la prochaine fois que je change d'ordinateur, je perds tout :-(. Par ailleurs, il s'agit d'une version électronique identique dans sa présentation à la version papier alors que les possibilités sont beaucoup plus larges en numérique. Je crois donc que c'est une première étape vers un renouveau complet de la presse.

dimanche 18 mai 2008

Pour un site Internet par livre !

Les livres sont rarement des textes qui se suffisent à eux-mêmes, ils renvoient leurs lecteurs vers d'autres livres, blogs, films, sites Internet, articles... Pourquoi dans ce cas, trouve-t-on si peu de sites de livre ? Pour les films c'est presque naturel de voir l'adresse du site sur l'affiche mais pour les livres, point d'URL sur la couverture. Deux exemples de site de livre me viennent pourtant à l'esprit. Commençons par Fontes et codages, sur ce site on peut commenter le livre, voir la liste d'errata, télécharger du code source et on promettait même la recherche dans le texte de l'ouvrage, des liens en rapport avec le sujet. L'autre exemple auquel je pense est le blog de Et si c'était niais ?, ici il s'agit uniquement de commenter.

Dommage que cela soit si peu répandu. Et pourtant, qui n'a jamais fait une recherche sur le net pour creuser une note de page ? Ou bien pour regarder les autres livres de l'auteur ? Ou alors pour chercher les sites qui parlent de ce livre ? Ou encore pour trouver des livres sur le même thème ? Et puis cela permettrait aussi de parler d'un livre sans faire l'inévitable lien sur Amazon (comme je vais faire dans ce billet ;-).

Alors quelle solution ? Un blog par livre ? Un portail par thème ? Un wiki ?

A défaut de solution évidente, les fonctionnalités du service pourraient être les suivantes :

  • actualité du livre et / ou de l'auteur (passage télé, articles magazines, émissions de radio...)
  • liste de liens en rapport avec le livre
  • possibilité de feuilleter quelques pages comme chez Amazon (exemple Blog story)
  • possibilité éventuelle de téléchargement l'introduction, le sommaire ou un chapitre entier comme chez Eyrolles (exemple L'identité numérique en question
  • liste d'errata
  • index et notes du livre
  • liste de suggestions des lecteurs (sur le fond, la forme, le thème, la position de l'auteur...)
  • si vous avez aimez ce livre, vous aimerez...
  • bibliographie de l'auteur

Blog et site personnnel, suite

Le hasard fait bien les choses. Alors qu'hier j'évoquais le besoin d'avoir des pages thématiques, j'apprends sur le Gandi blog qu'il est désormais possible de créer des pages statiques. Exactement ce qu'il me faut :-) ! J'aurais pu le savoir avant si mes RSS avaient été à jour... Pour réaliser un site web, il faudra que je trouve un autre prétexte ;-).

samedi 17 mai 2008

Blog et site personnnel, je t'aime moi non plus

Avant l'apparition des blogs, les choses étaient simples, pour mettre du contenu en ligne il fallait produire du code. A coup de Dreamweaver et consorts, les sites ressemblaient plus ou moins à ce que voulait le webmaster.

Et puis les blogs sont arrivés. Finie la bidouille de HTML, fini le FTP, finies les luttes avec les CSS... On se concentre sur le fond et la facilité d'utilisation de l'outil a permis l'essor que l'on a constaté.

Cependant les sites personnels n'ont pas disparu pour autant. En effet, une fois la difficulté technique initiale surmontée les possibilités sont plus grandes. Et même plus, on constate régulièrement que blog et site personnel vont de paire. Le meilleur exemple est le blog qui va avec le site diploweb. La rigidité du format blog impose dans ce cas l'existence d'un deuxième site.

Le blog a l'avantage de la mise à jour rapide, d'une présentation chronologique et offre la possibilité de commenter les billets. De son côté, le site personnel n'est pas contraint sur la forme, il permet de maintenir des dossiers sans avoir à chercher les différents billets sur le même thème.

L'idéal serait de marier les deux formats harmonieusement. Pour moi, cette association proposerait une partie blog et une partie plus classique avec des menus. Les sites de Thierry Crouzier et de Serge Soudoplatoff sont de bons exemples à bases de blogs. On trouve par ailleurs le site de Michel Volle qui a une liste chronologique de ce qui a été publié au fil du temps qui rend le service d'un blog (sans service RSS automatisé). Cette association est peut-être la tendance à venir...

De mon côté, plutôt que de multiplier les billets au fil de l'eau, je me demande si je ne vais pas faire un site qui contiendrait une synthèse sur différents thèmes, par exemple, musique, réseaux sociaux, etc. A suivre :-) !

samedi 10 mai 2008

Encyclopédies en ligne, Wikipedia et les autres

Un web sans Wikipedia ? C'est l'étrange expérience que j'ai fait récemment. Le site de la fameuse encyclopédie ne répondait plus :-(. Du coup une simple recherche sur un coffret de Pink Floyd ("Oh By the way" pour les curieux et/ou connaisseurs) m'a replongé au temps où Wikipedia n'existait pas. C'est à dire un passage obligé par un moteur de recherche et ses tonnes de résultats à trier. J'ai fini par trouver ce que je cherchais mais ça m'a pris plus de temps que prévu.

Du coup lorsque j'ai vu sur TechCrunch que l'encyclopédie Britannica proposait un accès gratuit pour les bloggers je me suis dit que ça pourrait être utile. Une fois l'inscription réalisée, on a un an d'accès libre. Les gens inscrits peuvent ensuite faire des liens vers des articles que tout le monde peut consulter.

Me voici donc de retour avec Pink Floyd, sur Wikipedia puis sur Britannica. Et là, déception, l'encyclopédie britannique fait pâle figure sur ce sujet. Bien sur c'est peut-être un coup de malchance mais la comparaison commence mal. Le modèle de contribution libre aurait-il déjà battu la production des experts ? Un rapide coup d'œil sur Citizendium ne m'avance pas et me confirme que ce site en beta...

Un test de recherche sur Paris équilibre un peu les choses. Wikipedia a de belles photos mais ne propose pas les vidéos de Britannica dont le menu est très pratique. Citizendium est toujours en beta.

En tout cas, Britannica impose de parler anglais, ce qui renforce le modèle de Wikipedia qui a de fortes chances de s'imposer comme la référence généraliste.

lundi 5 mai 2008

Cent millions d'internautes et moi et moi et moi

Voici 15 ans que le web a été lancé et il a déjà marqué la société. Pour preuve, Google est désormais la marque la plus connue au monde.

Mais alors, tout le monde a-t-il accès à Internet ? Euh... pas vraiment.

Commençons par la France, pour se donner un repère, plus de la moitié des foyers ont accès à Internet, ce qui fait dans les 32 millions d'internautes, dont une grande partie surfe en haut débit. De l'autre côté de l'atlantique, on tourne autour de 220 millions d'internautes américains à peu près autant que de Chinois.

Cela représente pas mal de monde, en tout cas comparé aux internautes Cambodgiens qui seraient environ 13 000 ou encore aux 155 000 Nicaraguayens surfeurs (merci Transnets).

Ça fait beaucoup de chiffres mais cela ne nous dit pas d'où viendront les prochaines innovations d'Internet. Des États-Unis comme Google, Yahoo, etc ? Ou bien de la Chine qui joue sur la quantité ? Ou encore d'un petit génie Cambodgien ?

jeudi 1 mai 2008

Bilan de plus d'un an d'utilisation de del.icio.us

J'utilise depuis plus d'un an le fameux del.icio.us. Après une petite étude des différents gestionnaires de favoris et la lecture d'un tutoriel je me suis lancé surtout intéressé par l'utilisation des mots clés (tags).

Voici donc un petit bilan. Ce qui est agréable :

  • la rapidité d'insertion d'un lien avec l'extension dans Firefox,
  • la simplicité de recherche par mots clés,
  • la possibilité d'exporter/importer ses favoris dans un fichier HTML pour faire des sauvegardes.

Ce qui manque :

  • pouvoir faire une sorte de "filtre négatif", quand on choisit un mot clé et qu'on a 20 "related tags" on a le + mais pas le - qui permettrait de supprimer de la liste les liens liés à ce mot clé,
  • pouvoir définir des synonymes de mots clés pour faciliter la recherche et le partage des liens, par exemple associer les mots clés Internet, internet, Net et net autour du seul mot internet,
  • possibilité de personnaliser la mise en page, je trouve que c'est écrit un peu gros et que donc on n'a pas assez de liens par page :-),
  • avoir la possibilité de trier les liens liés à un mot clé, pour mettre par exemple les liens que l'on préfère ou que l'on visite le plus souvent en tête de liste (reste à voir comment on trie lorsqu'on associe plusieurs mots clés...)
  • possibilité de regrouper les pages par nom de domaine, cela permettrait par exemple de voir tous les liens que l'on a sur un site donné,
  • vérification des liens morts,
  • existence d'un format commun d'import/export de donnés pour passer d'un service de gestion de favoris à l'autre.
  • pouvoir affecter un mot clé sur plusieurs lien à la fois
  • pouvoir mettre plusieurs liens en privé à la fois

Ce que je n'ai pas testé

  • après quelques recherches peu fructueuses par mots clés je n'ai pas utilisé la partie "subscriptions",
  • pareil pour la partie "my network",
  • et donc du coup pas trop d'activité dans "link for you" :-).

EDIT : j'allais oublier, dans "Ce qui manque", le tri des mots clés met les lettres accentuées après les lettres non accentuées :-(

Un peu de tuyauterie

Internet continue son développement comme l'illustre le récent lancement du .wf pour Wallis et Futuna.

Bon tout ça c'est bien beau mais encore ne faut-il pas couper les câbles comme c'est arrivé en début d'année au large de Dubaï...

Toujours au rayon des tuyaux mais plus sérieux, le livre blanc sur l'avenir de la fibre optique trouvé via un billet chez m'sieur Billaut.

mercredi 30 avril 2008

La presse et Internet (suite)

Le jour même où j'écris mon précédent billet, VirginMega propose une nouvelle offre. Abonnement de presque 18 euros par mois pour un accès illimité à tous les nouveaux magazines !

C'est une offre impressionnante mais dommage qu'elle impose un lecteur qui ne garanti pas la pérennité des données :-(.

Et toujours le même jour un billet sur la presse chez Jean-Michel Billaut.

EDIT : Une dernière remarque, pour l'instant les offres de presse payantes reprennent le format du magazine papier. Est-ce que ce format survivra ou bien ou contraire verra-t-on apparaitre de nouvelles présentation ?

mardi 29 avril 2008

La presse et Internet

Le monde de la presse est en pleine recherche de nouveaux modèles compatibles avec le web.

Pour accéder à la presse en ligne payante, il y a deux grandes modalités, via le site du média ou bien par un distributeur. Certains magazines comme Le Point ou Marianne renvoient vers un distributeur pour la version électronique.

Les sites de presse proposent plus ou moins de services, parmi ceux que je connais, les plus avancés sont Le Monde (utilise du flash) et le Nouvel Observateur (utilise PublishBox) qui permettent tous les deux de télécharger des numéros en pdf.

En ce qui concerne les services qui passent par un distributeur, on a Relay et VirginMega qui utilisent la technologie Delivery qui impose de télécharger un lecteur sur son ordinateur :-(. Récemment j'ai découvert LeKioque qui permet un accès illimité dans le temps mais n'offre pas la possibilité de télécharger tout le numéro.

Les fonctionnalités varient d'un site à l'autre et plutôt que de faire une étude exhaustive je préfère décrire ce qu'offrirait le service idéal :
- Pouvoir disposer d'un abonnement papier et web
- Le service web n'imposera pas de plateforme particulière ni de télécharger de lecteur
- Avoir un accès illimité aux anciens numéros (disponibilités des articles et des numéros complets)
- Pouvoir télécharger le numéro ou l'article dans un format ouvert
- Disposer d'une fonction de recherche performante

Les formats ont un rôle essentiel dans cette migration de la presse vers le web. L'indispensable Formats-Ouverts sera votre ami pour les décrypter !

mardi 22 avril 2008

Rodéo pour la vidéo

La vidéo en ligne est en plein rodéo, elle subit beaucoup de secousses et on ne sait pas très bien comment ça va finir :-) !

La dernière affaire (à suivre) en date est celle de TF1 qui réclame 100 millions d'euros à YouTube.

Quelques jours plus tôt seulement, la justice donnait raison à DailyMotion qui était attaquée par Lafesse et Omar et Fred. En tant qu'hébergeur, DailyMotion n'est pas responsable du contenu, la société doit retirer à la demande les contenus illicites.

Et si tout cela finissait comme pour la musique en ligne ? Au début, les procès étaient retentissant, puis vint le moment des premières plateformes légales mais bourrées de DRM et de formats propriétaires. Maintenant on peut acheter légalement des MP3, voire mieux des FLAC. Peut-être que dans quelques mois ou années les offres commerciales seront plus séduisantes...

Quelles que soient les décisions juridiques, l'usage est là. Plutôt que de raisonner à l'ancienne, les ayant droits ne feraient-ils mieux pas de profiter de la publicité que peut représenter leur présence sur de tels sites ? En effet, quelle meilleure promotion pour un artiste qu'une vidéo vue des milliers et des milliers de fois ? Par exemple, le succès du sketch d'Anne Roumanoff sur Sarkozy (vu plus de 2,7 millions de fois sur DailyMotion et plus 1,4 millions de fois sur YouTube) a surement élargi son public et peut-être contribuer à la réussite de la tournée de l'humoriste...

Sources :

TF1 vs. YouTube sur PC Inpact

DailyMotion vs. Lafesse et Omar et Fred sur PC Inpact

Sketch Anne Roumanoff sur DailyMotion

Sketch Anne Roumanoff sur YouTube

jeudi 17 avril 2008

C'est quoi ce blog

L'objectif de ce blog est de suivre les (r)évolutions d'Internet dans ses différentes dimensions.

J'essaierai donc d'analyser ce qui se passe sur/avec/dans Internet sous les angles suivants :

  • économique : de la "pure player" au catalogue en ligne,
  • sociologique : en quoi Internet change la société et inversement,
  • politique : de la e-pratique des partis politiques au web citoyen en passant par les e-manifestations,
  • technologique : ce qui fait fonctionner Internet (langages, logiciels, éditeurs...),
  • juridique : la matière ne manquera pas (p2p, sites de vidéos, piratage de logiciels...) mais ça risque d'être compliqué,
  • *ique : ...

Ça fait beaucoup ! On verra bien ce qu'il en restera :-).

Et en plus, s'agissant d'un blog personnel, le hors sujet ne sera pas proscrit ;-) !

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